LE CLOS DE LA GARENNE
Maison d'hôtes
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Une maison d'hôtes qui aime les lapins de garenne

#histoire , #patrimoine , #étymologie , #faune sauvage , #nature

Qu'est-ce qu'une garenne ?

Tout le monde a entendu parler du lapin de garenne, mais peu de gens savent réellement ce qu’est une garenne

Apparue aux temps féodaux, il s’agissait d’une réserve de gibier ou de poisson, d’un domaine de chasse ou de pêche réservée où l’on ne pouvait entrer sans l’agrément du propriétaire. Se présentant sous la forme d’un petit bois, voire d’une étendue boisée ou herbeuse, à la campagne, une garenne était close de murs ou de fossés remplis d’eau. Ainsi, les lapins sauvages y vivaient et s’y reproduisaient sans pouvoir s’en échapper. Parfois on y relâchait aussi des lapins domestiques pour les élever en liberté. Seul le propriétaire du lieu possédait le droit de chasse exclusif (le droit de garenne) et bien souvent, une garenne était attachée à un château, un prieuré, une maison de maître. Le droit de garenne des nobles se transmettait à l’aîné avec le château. Ce privilège fut définitivement aboli la nuit du 4 août 1789 à la révolution française.

En économie rurale, on distinguait les garennes libres des garennes forcées ou privées : les premières consistaient en une plus ou moins grande étendue de terrain sablonneux et inculte ou boisé et généralement à flanc de colline, où les lapins se plaisent et se multiplient. Les secondes étaient closes et l’on y pratiquait l’élevage du lapin en liberté.

Pour la pêche, on parlait aussi de garenne à poisson : étang privé ou sorte de réservoir dans une portion de rivière avec son droit de pêche exclusif associé. Ainsi, le terme garenné signifiait défendu, s’appliquant à la pêche dans certaines parties de la rivière.

Le garennier était celui qui avait le soin et la garde d’une garenne pour le compte de son propriétaire.

L’origine du mot garenne serait germanique : wardôn (garder), warôn (garer) où l’on retrouve l’idée de réserve ou de conservatoire. Au XIIIème siècle, le latin médiéval l’a fait évoluer en warinna ou warenna, forme que l’on retrouve en picard, champenois et bas-lorrain. Au XVIIème siècle, on retrouve le terme de garanne ou garenne. En anglais, on dit rabbit warren  (lapin de garenne) et warrener (le gardien ou le propriétaire d’une garenne) terme provenant de warennier en vieux français du nord.

A noter également, le terme très similaire de varenne, désignant un domaine de chasse réservé, une terre inculte où l'on fait paître le bétail mais aussi une assez bonne terre arable et limoneuse proche de rivière ou de marais. L’étymologie de varenne nous ramène à celle de garenne mais aussi à celle du gaulois varenna dérivé de varros (poteau), sans doute pour édifier des clôtures et parquer le gibier ?

Et pour en savoir plus : le Code des Chasses en latin et en vieux françois.

Bienvenue chez les (moins vieux !) François du Clos de la Garenne, où vous pourrez apercevoir, si vous êtes patients, les lapins de garenne, ces petits hôtes du bois !

Notre très ancienne garenne de 2 ha est close de murs en pierres et dépendait autrefois du Prieuré de Puyravault derrière l'église du village. Le logis ayant évolué au fil des siècles de simple relais de chasse à maison de maître en longère. La révolution française ayant saisi l'immense domaine pour le vendre parmi les biens nationaux, il fut partagé en deux, la garenne restant attachée au logis. L'ouragan de 1999 et les tempêtes qui suivirent en ont changé la physionomie mais la vie y est toujours très présente à qui sait observer et écouter.