Le Clos de la Garenne

LE CLOS DE LA GARENNE
Infiniment Charentes

+33 (0)5 46 35 47 71
info@closdelagarenne.com

Le blog éclectique d'une maison d'hôtes

Tourisme, patrimoine, histoire, nature, environnement, animaux, gastronomie, cuisine, poésie, art de vivre etc

Histoire du portail de la maison d'hôtes

Histoire de portails, portails dans l’histoire : château, manoir, logis, longère...Au Clos de la Garenne, le portail est monumental, avec ses deux grands vantaux surmontés d’un linteau à motif de cœur et encadrés par des pil (...)

En savoir plus »

La Gazette de la Garenne

Une maison d'hôtes qui aime la lectureFil conducteur historique du Clos de la Garenne depuis l'ouverture de ses chambres d'hôtes de charme en 1998, La Gazette de la Garenne relate les événements de l'année écoulée, évoque le (...)

En savoir plus »

Histoire du portail de la maison d'hôtes

#histoire , #patrimoine , #portail

Histoire de portails, portails dans l’histoire : château, manoir, logis, longère...

Au Clos de la Garenne, le portail est monumental, avec ses deux grands vantaux surmontés d’un linteau à motif de cœur et encadrés par des piliers en pierre, bien plus anciens que le portail lui-même. Toujours en quête de l’histoire du domaine et observateurs de la façon dont l’ouvrage fut réalisé, nous avons rassemblé indices et témoignages qui nous ont fait comprendre ceci :

  1. Le portail est bien moins ancien que la propriété car sa fabrication est récente : Roland Barraud, propriétaire juste avant nous, l’avait fait fabriquer dans les années 1980. Selon ses enfants, il aurait fait réaliser le portail par une école du bâtiment de St Jean d’Angély où il donnait des cours. D’après le maçon du village, les vantaux étaient tellement lourds que les piliers menaçaient de s’écrouler et qu’ils avaient du être consolidés au moyen du linteau chapiteau. Le portail avait été équipé d’une motorisation hydraulique, fonctionnelle jusqu'au printemps 2016 puis abandonnée pour une ouverture manuelle sans risque de panne !
  2. Le portail précédent avait été déposé le long du chai et nous l’avions revendu courant 1998. Il n’était pas non plus d’origine, sa facture étant typique des années 1950. A l’époque, la famille Brumauld des Houlières était toujours propriétaire et la distillerie était encore en activité.
  3. Y-eut-il un autre portail auparavant ? Mystère... Peut-être les piliers de pierre étaient-ils seuls à marquer l’entrée de ce côté du domaine ? Ils sont d’ailleurs toujours flanqués de bornes de pierre pour se protéger des roues des charrettes empruntant le passage ; subsistent aussi les anneaux de fer servant à attacher les chevaux à l’extérieur.
  4. Une des autres entrées du domaine, face au château d'eau, comporte un portail en fer traditionnel encadré par deux autres piliers de pierre. Quant au queureû (1) menant à la cour de service, aux chais et aux remises (partie vendue dans les années 1960), il fut aussi pourvu d’un portail en fer identique, déposé depuis par les nouveaux propriétaires.
  5. Une autre énigme subsistait : qui avait dessiné le portail actuel ? Était-il inspiré de celui d’un château ? Un autre Rolland... Bénard, maître billardier à Saujon, nous donna une piste : lorsqu’il vint installer notre billard le 20 janvier 1999, il fut frappé par la ressemblance de notre portail avec celui du château de Crazannes en Saintonge. Il ne nous restait plus qu’à nous y rendre pour constater... qu’il avait raison ! Sans doute Roland Barraud aimait-il particulièrement ce château pour avoir envie d’en reproduire un élément chez lui ?

Voici donc comment un logis Charentais de l’Aunis, d’abord relais de chasse du prieuré de Puyravault, ayant évolué ensuite vers la longère de maître s’est retrouvé doté d’une grille de château. Comme disait ma Grand-Mère : « Les Charentais aiment la parade » !

(1) Queureû, quéreux, qureux, querreû, quieureux ou quérau : Terme de patois Charentais désignant un terrain nu, une cour non fermée entre une maison et la voie publique, un passage entre les habitations et leurs dépendances, un cul-de-sac, une venelle selon les endroits. Le mot viendrait du celtique cairn, désignant un lieu pierreux. Autre origine possible du latin quadruvium (carrefour) désignant une grande cour commune à divers usages dont le stationnement du matériel et des véhicules où on trouve souvent un puits commun, un timbre (abreuvoir en pierre) mais où la présence du four commun est rare. L’anglais nous aurait d'ailleurs emprunté ce mot le transformant en square.

Source : Le grand lexique de Xaintonge n°6.


Article posté le 22/02/2015, mis à jour et reposté le 18/07/2018 suite à sa disparition mystérieuse !?


En savoir plus

1ère descente de la Charente jusqu'à l'océan de l'Hermione